Le parcours PMA de Maryne : 3 ans de PMA et un bébé après la 1ère FIV

Découvrez le récit inspirant de Maryne, une maman courageuse qui a surmonté les défis de la PMA pour réaliser son souhait de devenir mère. 

Le parcours PMA de Maryne : 3 ans de PMA et un bébé après la 1ère FIV

Prête à être mère

Tout a commencé le 19 décembre 2020, après quelques années de questionnement, je me sentais enfin prête. Avoir l’envie d’un enfant et ne pas se sentir prête à être mère. C’est le sentiment que j’ai ressenti pendant très longtemps. Se demander si c’est le bon moment, si on va être à la hauteur, si on va réussir à tout assumer, si on pouvait regretter. Et puis un jour on se rend compte qu’on a envie de se libérer de toutes ces interrogations car l’envie d’avoir un enfant est trop forte.

Pour l’occasion, j’ai voulu faire une surprise à mon chéri en lui offrant un jeu à gratter avec écrit à l’intérieur « Un bébé pour 2021 ? ».

RDV chez la gynécologue pour parler du projet bébé

Le lundi 11 janvier 2021, c’est le jour de mon rendez-vous chez la gynécologue pour parler de ce projet bébé et par la même occasion faire un contrôle. Je me suis rendu compte que depuis quelques mois j’avais des cycles menstruels très longs de 39 à 45 jours. J’explique donc ce dérèglement à ma gynécologue qui me prescrit une cure de Duphaston pendant six mois pour pouvoir réguler mes cycles en provoquant de fausses règles.

Au bout de 6 mois, j’ai commencé à trouver bizarre de ne pas tomber enceinte. Dans mon entourage beaucoup de personnes étaient tombées enceintes assez rapidement et je m’attendais à ce que ce soit pareil. À partir de ce moment, j’ai commencé à m’inquiéter.

Diagnostic de SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques)

J’ai rendez-vous chez ma gynécologue le 14 juin 2021, elle décide de me faire une échographie pelvienne. J’ai aperçu à l’échographie tous les petits follicules sur mes ovaires, qui semblaient bien trop nombreux. Ma gynécologue a confirmé le diagnostic de SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques), mais je n’avais pas de symptômes flagrants. Rien n’était visible mis à part ma peau avec quelques boutons et la perte de cheveux. À ce moment-là, je comprends juste que cela va compliquer notre projet bébé alors je me mets à pleurer… Elle a été très rassurante au vu de mon jeune âge.

Début du parcours de PMA

Mais voilà après un an, le 21 février 2022, nous débutons un parcours PMA (Procréation Médicalement Assistée). 

Avant ce premier rendez-vous en PMA, nous avons réalisé une série d’examens : prises de sang, hystérosalpingographie, échographies, spermogramme.

Le rendez-vous est relativement court. La gynécologue délivre son pronostic quant à mes possibilités de suivi en examinant les résultats d’analyses. L’hystérosalpingographie a montré qu’une de mes trompes était bouchée, mais la gynécologue me recommande d’attendre de nouveaux résultats d’analyses de mon conjoint avant une potentielle intervention (bilan sérologique et hormonal, second spermogramme).

Toutes ces démarches seront poursuivies avec l’aide d’une autre équipe médicale car j’ai récemment déménagé. Je ne pourrai donc pas bénéficier du suivi de ma gynécologue spécialisée en PMA.

Mon parcours est bousculé par le temps d’installation et le temps de se faire prendre en charge par une nouvelle équipe de soignants. Je retrouve un médecin spécialisé en PMA. Nous sommes maintenant suivis à l’hôpital d’Annecy.

À la suite de ce rendez-vous, la médecin prescrit à mon conjoint un second spermogramme. L’examen en lui-même s’est bien passé, moins stressant pour lui que le premier. Lors du premier spermogramme, les résultats ont révélé une asthénozoospermie, c’est-à-dire une « mauvaise mobilité des spermatozoïdes ».

Après un traitement pendant trois mois de Gametix, nous espérions une évolution positive mais malheureusement la douche froide, s’ajoute à cela la tératospermie : une anomalie spermatique se caractérisant par des spermatozoïdes présentant des défauts de morphologies.

Solution : la FIV (Fécondation In Vitro)

Un autre spermogramme est réalisé quelques mois plus tard, le médecin a pu comparer les résultats entre le premier et le second, mais malgré une légère amélioration, je ne pourrais pas faire une insémination artificielle classique. Pour notre cas, la solution proposée sera la fécondation in vitro.

Je suis actuellement suivie à l’hôpital d’Annecy, mais nous devons changer de centre hospitalier car ils ne font pas les fécondations in vitro. Je suis sur liste d’attente pour notre premier rendez-vous au centre hospitalier Alpes-Léman toujours en Haute-Savoie. 

Réalisation d’une coelioscopie

Nous poursuivons les derniers examens médicaux pour pouvoir compléter notre dossier qui sera examiné par l’équipe médicale. Ils décideront quelle technique sera la plus adaptée lors de la prise en charge, et par la même occasion savoir si je dois faire une cœlioscopie pour déboucher une de mes trompes avant de faire une FIV (Fécondation In Vitro).

Le mardi 31 janvier 2023, à l’hôpital d’Annecy, avant de rentrer dans la salle d’opération, j’ai pu échanger avec le médecin, il m’explique qu’il va faire une cœlioscopie diagnostic dans un premier temps, et si je présente des cellules de la maladie au cours de l’opération, il ferait une cœlioscopie chirurgicale. Il n’a finalement pas touché à ma trompe gauche, car selon lui elle reste perméable.

Diagnostic d’endométriose

Après l’opération, j’ai mis longtemps à me réveiller, j’avais de fortes douleurs et l’envie de vomir. Je suis retournée dans ma chambre au service ambulatoire. Quelques minutes après, le chirurgien vient me voir, il m’annonce que je suis atteinte d’endométriose.

L’opération a permis de retirer des lésions superficielles d’endométriose. J’ai rendez-vous avec ma gynécologue, je vais devoir faire une I.R.M. pelvienne avant de procéder à une nouvelle intervention, car l’endométriose infiltre certains de mes organes digestifs.

Quelques semaines plus tard, j’ai mon rendez-vous avec la gynécologue post-opératoire. À la suite des résultats de ma cœlioscopie, elle me confirme que la FIV est la plus adaptée à notre situation, et qu’avec l’insémination artificielle, nous avons très peu de chances de réussite.

Je reprends contact avec mon centre PMA, nous avons quelques examens complémentaires et des papiers à réunir et nous pourrons commencer notre protocole dans quelques mois.

Début du protocole de FIV

Après le rendez-vous avec la sage-femme et le biologiste, nous avons récupéré toutes les ordonnances et ils nous ont expliqué le protocole dans les moindres détails.

Nous avons récupéré tous les médicaments à la pharmacie. C’est le jour j, le mercredi 28 juin 2023, première injection d’hormones faite par l’infirmière.

Après 10 jours de stimulation, et une bonne réception au traitement vient le jour de la ponction ovocytaire, le 11 juillet 2023. La sage-femme et l'infirmier anesthésiste ont été très attentionnés avec moi et m'ont beaucoup rassuré. Ensuite, je suis entrée dans la salle d'opération où tout s'est bien passé. On m’a mis un masque à oxygène, et l’infirmier m’a proposé de la musique douce et un peu d'hypnose. Je me suis finalement endormie complètement, comme lors d'une anesthésie générale, et je n'ai plus rien senti. 

Sur une trentaine de follicules, la ponction a permis de recueillir 23 ovocytes. Il nous reste plus qu’à patienter en attendant l’appel du laboratoire qui nous contactera dans quelques semaines pour nous faire part du nombre d’embryons que nous aurons obtenus.

Maintenant, c’est repos, car je n’aurai pas de transfert réalisé ce mois-ci, j’ai un risque d’hyperstimulation, j’ai d’ailleurs un nouveau traitement avec 15 jours de piqûres pour prévenir d’une éventuelle phlébite.

Cinq embryons congelés

Le 21 juillet 2023, nous avons reçu l’appel du laboratoire, le résultat tombe, nous avons cinq embryons congelés qui nous attendent pour septembre.

Sur les 23 ovocytes ponctionnés, 17 était matures, il y a eu 12 fécondations, et après quelques jours de développement, nous avons quatre embryons à J5 et un embryon à J6.

Transfert d’embryons

Quelques mois après la ponction, vient le jour du transfert d’embryon, après un nouveau traitement pour préparer mon corps, je reçois un appel de l’hôpital pour me donner la date du fameux transfert, le 22 septembre 2023. Le transfert se passe très bien avec une équipe médicale, toujours bienveillante et attentionnée. C’est très rapide et indolore.

Test de grossesse

Et voilà, c’est parti pour 10 jours d’attente interminables avant de pouvoir faire le fameux test de grossesse. Malheureusement, j’ai craqué avant les 10 jours, j’ai acheté un test de grossesse, le 30 septembre 2023… et là c’est le PLUS BEAU JOUR DE NOTRE VIE !!! Mon premier test de grossesse positif !!! Quelques jours plus tard vient la première prise de sang avec un taux à 88 UI, je ne sais pas ce que ça veut dire exactement mais je sais que c’est bon !

Première échographie de datation

Le jeudi 2 novembre 2023 : c’est la 1ère échographie de datation avec battement du cœur et là on réalise qu’on y est, que c’est pour de vrai ! Nous aussi on a réussi et du 1er coup en plus c’est juste incroyable, même le personnel de l’hôpital nous dit que c’est seulement 25 % de couples qui réussissent à la première tentative. Nous sommes tellement reconnaissants et remercions toute l’équipe médicale de nous avoir accompagné durant notre parcours PMA.

Pour conclure, je sais que le parcours PMA est un dur combat, que cela ne fonctionne pas toujours du premier coup, et qu’il faut faire preuve d’une grande patience et de combativité car malheureusement, nous ne sommes pas toutes égales face à la fertilité, je vous souhaite à toutes de porter la vie un jour ! 🙏🏻♥️

Maryne

En savoir plus :

Spécialiste de la sécurité du sommeil de bébé
Rédigé par : Nanny Care Spécialiste de la sécurité du sommeil de bébé
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