Statistiques sur la mort subite du nourrisson Mort Subite du Nourrisson : toutes les statistiques
Ce qu'il faut retenir
- Entre 250 et 350 enfants de moins de 2 ans décèdent chaque année en France de mort inattendue du nourrisson, selon Santé publique France. Le registre OMIN en a recensé 237 par an en moyenne entre 2015 et 2025.
- Trois décès sur quatre surviennent avant 6 mois, avec un âge médian de 3,9 mois. Les garçons sont un peu plus souvent concernés que les filles.
- La moitié des cas pourraient être évités en suivant les recommandations de couchage : sur le dos, dans une turbulette, dans un lit vide, dans la chambre des parents.
Combien de bébés sont concernés chaque année en France, à quel âge, et qu’est-ce qui a fait baisser les chiffres ? Voici les données officielles les plus récentes sur la mort subite et la mort inattendue du nourrisson, issues de Santé publique France et de l’Observatoire national des morts inattendues du nourrisson (OMIN), avec les gestes de couchage qui font la différence.
Mort subite du nourrisson : de quoi parle-t-on ?
La mort inattendue du nourrisson (MIN) est le décès soudain d’un bébé jusque-là en bonne santé, le plus souvent pendant son sommeil. C’est la première circonstance de décès des nourrissons âgés de 28 jours à 1 an en France. Après un bilan complet, environ la moitié des cas restent inexpliqués : on parle alors de mort subite du nourrisson (MSN).
Les autres cas ont une cause retrouvée : infection, problème cardiaque, accident de couchage (enfouissement du visage, étouffement). Ce que montrent les chiffres ci-dessous est plutôt encourageant : une grande partie du risque tient à l’environnement de sommeil, et vous pouvez agir dessus dès ce soir.
Mort subite du nourrisson : 250 à 350 décès par an en France
Selon Santé publique France (données mises à jour en août 2022), 250 à 350 enfants de moins de 2 ans décèdent chaque année en France de mort inattendue du nourrisson. La France fait partie des pays européens où cette fréquence est la plus élevée.
Le registre national OMIN, tenu par le CHU de Nantes avec les centres de référence, donne des chiffres plus récents : 2 370 décès d’enfants de moins de 2 ans recensés entre mai 2015 et juin 2025, soit 237 par an (bilan publié en juillet 2026). Le recueil n’est pas encore complet dans tous les départements : les chiffres du registre peuvent donc être sous-estimés, ce qui explique l’écart avec la fourchette de Santé publique France.
Sur la période 2016-2024, les taux varient beaucoup d’un département à l’autre : de 5,5 à 78,1 décès pour 100 000 naissances.
« Mes nuits sont différentes qu’avec mon premier enfant, je dors sans avoir à mettre des réveils et psychologiquement je me sens « soutenu ». »
Nelly
Avant 6 mois, la période la plus sensible
D’après l’OMIN, 75 % des enfants décédés avaient entre 0 et 6 mois, et l’âge médian au décès est de 3,9 mois (données de mai 2015 à juin 2025). Santé publique France décrit une période critique entre 1 et 4 mois, quand la respiration, le cœur et le système nerveux de bébé se développent très vite.
Les bébés garçons un peu plus touchés que les bébés filles
Santé publique France indique un ratio de 1,86 garçon pour 1 fille. Les bébés nés prématurément ou avec un petit poids de naissance sont aussi plus vulnérables. Pour aller plus loin, lisez nos articles sur les causes de la mort subite du nourrisson et sur l’âge jusqu’auquel la mort inattendue peut survenir.
Baisse de plus de 75 % du nombre de décès depuis les années 1990
Les mesures de prévention ont fait baisser les décès
Les campagnes nationales « je dors sur le dos » et les conseils de couchage des années 1990 ont fait baisser le nombre de décès de plus de 75 % (Santé publique France). Depuis les années 2000, en revanche, les chiffres ne baissent plus.
50 % des cas de mort inattendue du nourrisson pourraient être évités
Santé publique France estime qu’encore la moitié des morts inattendues du nourrisson seraient évitables en respectant les recommandations de couchage. Le bilan de l’OMIN publié en juillet 2026 montre où sont les marges de progrès. Le jour du décès :
- 30 % des bébés étaient couchés sur le ventre ou sur le côté ;
- 32 % partageaient leur lit ;
- 60 % dormaient dans une literie à risque d’enfouissement du visage (oreiller, coussin, couverture, matelas mou, lit d’adulte…) ;
- 35 % avaient été exposés au tabac de leur mère pendant la grossesse, et 42 % au tabac d’au moins un parent après la naissance.
Une semaine nationale de prévention chaque année
Depuis 2015, l’ANCReMIN (Association nationale des centres de référence de la mort inattendue du nourrisson) organise chaque mois de septembre une semaine nationale de prévention, avec l’aide d’associations de parents.
Pour veiller sur ses nuits
Les gestes de couchage qui comptent
Voici les recommandations rappelées par l’OMIN et Santé publique France :
- couchez bébé sur le dos, à plat, la nuit comme pour les siestes ;
- dans une turbulette adaptée à sa taille ;
- dans son propre lit, sur un matelas ferme ;
- sans oreiller, couverture ni couette : le lit reste vide ;
- dans une chambre aérée, entre 18 et 20 °C ;
- dans votre chambre au moins les 6 premiers mois (l’OMIN conseille la première année) ;
- sans tabac, ni pendant la grossesse ni après.
Vous voulez garder bébé tout près ? Notre article sur le cododo en toute sécurité vous explique comment faire. Et pour savoir réagir si un jour il le fallait, gardez en tête les gestes de premiers secours si bébé ne respire plus.
Un moniteur respiratoire ne remplace aucun de ces gestes, il les complète : il surveille la respiration de bébé et vous alerte si elle s’arrête pendant 20 secondes.

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Veiller sur ses premiers mois
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